VÉGÉTARISME : POURQUOI ?

VÉGÉTARISME : POURQUOI ?
Par définition le végétarien ne consomme aucune chair animale (viande, volailles, charcuterie, poissons, crustacés, coquillages), mais mange généralement des sous-produits animaux (½uf, lait, fromage).

Aux yeux de bien des gens le végétarisme évoque la pauvreté, la maladie, ou une quelconque secte religieuse.

En vérité les mobiles pour devenir végétarien sont nombreux, très diversifiés et dépendent de la sensibilité de chacun. Cuvier le grand naturaliste disait : "l'anatomie comparée nous enseigne qu'en toute chose l'homme ressemble aux animaux frugivores et en rien aux carnivores". En effet, la denture, l'estomac et l'intestin de l'homme sont très différents de ceux des carnivores. L'intestin en particulier ne mesure que quatre à cinq fois la longueur du corps chez ces derniers, contre dix à douze fois chez l'homme. Ce parcours est trop long pour la viande qui a ainsi le temps de libérer ses toxines qui sont absorbées par la muqueuse intestinale avant de passer dans le sang. Ces déchets toxiques (urates, acide lactique, corps gras saturés, albumine) et les purines de la viande sont très difficiles à éliminer par le foie et les reins. Ce surcroît de travail fatigue et encrasse à la longue ces organes.

Il est facile d'objecter à ces arguments que des milliers de gens mangent de la viande, ne semblant ressentir aucun dommage ! Le corps humain est capable de s'adapter, mais à quel prix ? L'addition est plus ou moins lourde selon le potentiel vital et l'état des organes de chacun.

Et les protéines, alors ? : La question-clef est posée, celle qui angoisse les postulants au végétarisme. Il faudrait en terminer une bonne fois avec le préjugé tenace qui tend à confondre protéines et viande. Le règne végétal est tout aussi capable d'apporter, en qualité et en quantité, les protéines et acides aminés nécessaires à notre organisme. Du point de vue nutritionnel peu importe la source de la protéine, végétale ou animale, seule compte l'efficacité. Il faut noter qu'en moyenne, les consommateurs de viande absorbent le double de la ration protéinique recommandée ! Excès préjudiciable à la santé, qui entraine les maladies de pléthore : arthritisme, maladies cardio-vasculaires, certains cancers, obésité... A noter que la diététique officielle condamne l'excès de consommation de viande.

Les arguments d'ordre moral : procurent des raisons supplémentaires d'être végétarien. "Nous ne devons jamais considérer un être vivant comme un moyen de satisfaire nos désirs" disait Kant. Comment accepter que la naissance, la vie et la mort d'un animal ne trouvent de justification que dans le plaisir de la table, pour flatter notre palais ? Les éleveurs industriels considèrent les animaux comme de la marchandise, se révélant imperméables à la souffrance animale. Pourtant, peut-on rester insensible devant des veaux attachés à vie dans l'obscurité, dans des boxes exigus, où il leur est impossible de se retourner et de se coucher, d'où ils ne sortiront que pour être menés à l'abattoir ? Les exemples ne manquent pas, tous plus révoltants les uns que les autres : batteries de poules pondeuses, élevages intensifs de porcs, poulets, gavage des oies et canards... L'élevage industriel ne se pratique pas au pré ! Aviez-vous remarqué que dans nos campagnes les prairies disparaissaient au profit des champs et que les animaux en liberté s'y faisaient de plus en plus rares ?

La triste existence des animaux dits "de consommation" se termine à l'abattoir, une mort pas toujours aussi "propre" qu'on voudrait nous le faire croire ! Pourtant le meurtre et la souffrance animale inspirent à la plupart d'entre nous une profonde répulsion. Et il est évident que si les gens étaient obligés de tuer eux-mêmes les animaux dont ils se nourrissent, beaucoup ne consentiraient plus à manger de viande.

La pratique du meurtre alimentaire entraîne la brutalité dans les moeurs, alors que le respect de la vie animale est probablement un des tremplins d'une spiritualité élevée. Ceux qui restent insensibles devant la souffrance animale seront-ils touchés par la misère humaine ?

Pour être solidaire : La solidarité envers les peuples du Tiers-Monde constitue un aspect déterminant pour certains végétariens. En effet, la production de viande gaspille les céréales. Un animal qui consomme sept calories végétales (céréales) n'en restitue qu'une seule sous forme animale (viande). Chacun peut mesurer le gâchis engendré par ce type de consommation indirecte des céréales. Il faut bien avoir à l'esprit que plus du tiers des céréales produites dans le monde sert à nourir le bétail des pays riches et que les pays du Tiers-Monde fournissent de plus en plus de calories et de protéines pour l'alimentation animale (manioc, soja, arachides...). Ce qui est vraiment paradoxal lorsque l'on sait que la famine sévit dans ces pays ! A titre d'exemple, au plus fort de la sécheresse, le Sahel a exporté plus de protéines qu'il n'en a reçu au titre de l'aide alimentaire ! Changer notre manière de produire et de consommer les protéines est un acte solidaire vis à vis des peuples les plus démunis !

Pour l'Environnement :
L'eau - Quand on consomme un steak, on "dépense" en moyenne 60 fois plus d'eau que si l'on mange une galette de blé, riz, ou soja ; car il faut 100 000 litres d'eau pour produire 1 kg de viande de boeuf, alors que 1 000 à 2000 litres suffisent pour produire 1 kg de blé, riz ou soja. (source : Sciences & Vie - avril 1997). A cela s'ajoute la pollution des nappes phréatiques et des rivières par les lisiers.
La terre - Le gaspillage de terres agricoles - pour nourrir une personne pendant 1 an, il faut :

• uniquement par des protéines animales : 2 ha de terre
• uniquement par des protéines végétales : 0,16 ha de terre.

Voilà de bonnes raisons d'être végétarien !

# Posté le lundi 17 octobre 2005 15:35

VÉGÉTARISME : LES ANIMAUX

VÉGÉTARISME : LES ANIMAUX
Un beefsteak, une côtelette, un morceau de viande dans notre assiette n'est pas une matière de provenance innocente mais a appartenu à un animal, un être sensible capable de souffrir, élevé dans des conditions lamentables - bien loin du mythe de l'animal paissant paisiblement dans une prairie - et conduit dans la souffrance et la peur à l'abattoir, après une trop courte vie. Ce n'est pas simplement un morceau de viande que nous avons en bouche mais aussi et surtout un "morceau" d'ANIMAL.

Les animaux, comme l'homme, possèdent un système nerveux, une moelle épinière, véhicules de la douleur, et subissent également le stress d'événements d'ordre psychique. Par exemple arracher le veau à sa mère quelques jours après sa naissance entraîne des troubles chez l'un et l'autre. La plupart des éleveurs considèrent les animaux comme de la marchandise et se révèlent imperméables à la souffrance animale. Pourtant, comment rester insensible devant ces petits veaux attachés "à vie..." dans l'obscurité, dans des boxes exigus, où il leur est impossible de se retourner ni de se coucher, la tête prise dans un carcan, d'où ils ne sortiront que pour être menés à l'abattoir ?

Les exemples ne manquent pas, tous plus révoltants les uns que les autres : batteries de poulets et de poules pondeuses, batteries de porcs, gavage des oies et canards... Avez-vous remarqué que dans nos campagnes les pâturages disparaissent au profit des champs et que les animaux en liberté s'y font de plus en plus rares ? L'élevage industriel ne se pratique pas au pré !...
Le comble c'est que l'on tue et jette des masses d'animaux en surproduction afin de faire remonter les cours. 2,5 millions de poules pondeuses ont ainsi été sacrifiées, en Bretagne se furent des milliers de porcelets, etc.

La triste existence des animaux dits de consommation, quels qu'ils soient, se termine par une mort pas toujours aussi "propre" qu'on voudrait nous le faire croire ! Pourtant le meurtre et la souffrance animale inspirent à la plupart d'entre nous tristesse et pitié. Combien seraient capables de tuer et débiter sur pied un animal ? Si nous étions obligés de tuer nous-mêmes les animaux que nous mangeons, beaucoup renonceraient à consommer de la viande.
La pratique du meurtre alimentaire favorise la violence dans les m½urs. Ceux qui restent insensibles devant la souffrance animale seront-ils profondément touchés par la misère humaine ? Chaque jour en France, plusieurs millions d'animaux sont abattus dans le but de satisfaire nos habitudes alimentaires.

Le plaisir du goût : Comment accepter que la naissance, la vie et la mort d'un animal ne trouvent de justification que dans le plaisir de la table, pour flatter notre palais ? Les amis des animaux, s'ils sont logiques, s'ils vont au fond des choses, ne peuvent continuer à être complices de cette misère animale qui n'est pas une fatalité.

# Posté le lundi 17 octobre 2005 15:40

Modifié le mardi 05 juin 2007 01:51

VÉGÉTARISME: RIEN DE MAUVAIS

VÉGÉTARISME: RIEN DE MAUVAIS
ÉTÉ

Aubergines
Ail nouveau
Artichauts
Basilic
Bettes
Carottes nouvelles
Céleri branche
Champignons de Paris
Chou-fleur
Concombres
Cornichons
Courgettes
Échalottes
Épinards
Fenouils
Haricots plats
Haricots verts
Oignons nouveaux
Patissons
Persil
Petits-pois
Pissenlits
Poivrons rouges
Poivrons verts
Pommes de terre nouvelles
Radis roses
Radis noirs
Roquette
Salades vertes
Tomates
Abricots
Brugnons
Cassis
Cerises
Figues
Fraises
Framboises
Groseilles
Melons
Mûres
Myrtilles
Nectarines
Pastèques
Pêches

AUTOMNE

Ail
Artichauts
Aubergines
Avocats
Betteraves rouges
Bettes
Carottes
Céleri branche
Céleri rave
Chou-fleur
Concombres
Champignons forestiers
Cornichons
Courgettes
Échalottes
Endives
Épinards
Fenouils
Giraumons
Haricots plats
Haricots verts
Navets
Oignons
Persil
Pissenlits
Poireaux
Poivrons rouges
Pommes de terre
Potirons
Radis roses
Radis noirs
Salades vertes
Tomates
Amandes
Ananas
Bananes
Châtaignes
Citrons
Figues
Noisettes fraîches
Noix fraîches
Poires
Pommes
Prunes
Raisins

HIVER

Ail
Avocats
Betteraves rouges
Broccolis
Carottes
Céleri rave
Champignons de Paris
Choucroute
Chou blanc
Chou rouge
Chou vert
Échalottes
Endives
Haricots en grains
Lentilles
Mâche
Maïs
Navets
Oignons
Persil
Poireaux
Pois chiches
Pommes de terre
Potiron
Amandes
Ananas
Bananes
Châtaignes
Citrons
Clémentines
Fruits secs (abricots, dattes, figues, pruneaux, raisins)
Kiwis
Litchis
Noisettes sèches
Noix sèches
Oranges
Pamplemousses
Pommes

PRINTEMPS

Légumes

De Mars à Mai : idem Hiver
+ Pissenlits
A partir de Mai-Juin : idem Eté
+ asperges

Fruits

De Mars à Mai : idem Hiver
A partir de Mai-Juin : idem Eté

En toutes saisons

Algues
Céréales variées (semoule de blé, riz, boulghour, quinoa, sarrasin, pilpil, polenta, épeautre, millet, etc.)
Fines herbes
Graines germées
Et aussi :

Pâtes
Patés végétaux
Tartes salées
Tartes sucrées
Tofu

# Posté le lundi 17 octobre 2005 15:45

8 mensonges sur la nutrition

8 mensonges sur la nutrition
Mensonge n° 1 :

ceux qui ne mangent pas de viande souffrent de carence en protéine !

Faux ! Les protéines essentielles à l'édification des cellules sont contenues en quantité suffisante dans les légumes et les céréales, et tout spécialement dans les haricots, les pois, les lentilles et les noix. Par une alimentation variée non carnée, il est donc possible de fournir au corps tous les acides aminés essentiels servant à la formation des protéines – les graines de soja et les avocats contenant même la palette intégrale de ces huit acides aminés. Il est grotesque de jouer sur la peur du manque de protéines, un Européen moyen consommant en moyenne plus du double de protéines dont son corps a besoin. A la longue, cet excédent entraîne d'ailleurs le dépôt des protéines animales dans les vaisseaux sanguins et dans les tissus, ce qui bloque l'acheminement des substances vitales dans les organes, les muscles et les os. La surconsommation de protéines animales induit de nombreuses maladies.

« Je suis végétarien et antialcoolique car je peux faire un bien meilleur usage de mon cerveau. »
Thomas Edison, inventeur de l'ampoule électrique et du cinéma

# Posté le mardi 18 octobre 2005 03:30

Modifié le lundi 04 juin 2007 11:19

8 mensonges sur la nutrition

8 mensonges sur la nutrition
Mensonge n° 2 :

Ceux qui ne mangent pas de viande souffrent de carence en fer !

Faux !L'oligo-élément fer ne se trouve pas uniquement dans la viande mais également dans de nombreux aliments végétaux. Le chou blanc, les céréales complètes, les graines de tournesol, les betteraves rouges, le millet, les lentilles, les pois, les graines de soja, le germe de blé, le pourpier, le sésame et le topinambour sont particulièrement riches en fer. En outre, la vitamine C - à consommer par exemple sous forme d'un verre de jus de fruit ou de citron, ou encore de persil saupoudré sur la salade - augmente l'assimilation du fer contenu dans les aliments. Le thé noir et le café par contre, diminuent l'assimilation du fer par l'organisme de 40 à 50 %.
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# Posté le mardi 18 octobre 2005 03:34